jeudi 10 janvier 2019

Gilets jaunes A gauche : ne jetons pas l’huile sur le feu !

Les annonces sécuritaires du 1er Ministre, Edouard Philippe, pour tenter d’endiguer l’escalade de violence, en marge du mouvement des gilets jaunes, sont tardives mais néanmoins inévitables. 

Depuis novembre, le règne de la violence s’est installé en France. On a même pu assister à des scènes de chaos. Ça ne peut plus durer. Si toutes les violences, d’où qu’elles viennent, sont condamnables, il faut parler clair vis-à-vis des violences inexcusables qui remettent en cause l’autorité. 

L’ultra-droite et l’ultragauche ont infiltré le mouvement des gilets jaunes, et le poussent vers une dangereuse radicalisation. Certains gilets jaunes s’y sont associés. Ensemble, ils exercent une violence inouïe à l’encontre des policiers et des gendarmes et professent des menaces à l’égard des élus de la République et des préfets. 

Vis-à-vis de ces violences, nous devons politiquement être intraitables et condamner sans ambigüité les attaques contre les institutions et tout ce qui touche aux valeurs républicaines. 

Je condamne sans appel l’attitude irresponsable d’une partie de la gauche. Elle est coupable de complaisance et d’utiliser insidieusement la culture de l’excuse. Car il lui faut trouver de bonnes raisons pour justifier l’injustifiable comme pour les émeutes urbaines, les voitures brûlées et les nombreux guets-apens qui deviennent rituels. Certains propos vont même au-delà de l’entendement, tels ceux de Jean-Luc Mélenchon qui joue aux apprentis sorciers alors que pourrait bien se produire l’irréparable. L’incitation à la violence contre les institutions, lancer l’idée que nous serions dans un État policier est proprement irresponsable. Entretenir un discours de violence politique ressemble à un parfum de Stalinisme cultivé par ceux qui sont restés dans la philosophie de la table rase et du mensonge. Ce populisme de gauche sert, au bout du compte, de jackpot à Marine le Pen. 

Il faut des réponses politiques pour faire face à cette gravissime situation. Peut-être même imaginer un plan Orsec, sans quoi la tragédie qui se profile à l’horizon est inévitable. Il est grand temps de rompre avec la démagogie politicienne comme s’il existait une réponse qui soit de gauche ou de droite. Arrêtons le ridicule ! 

La lutte contre les violences, la délinquance, les casseurs, les pilleurs et les trafiquants en tout genre doit être engagée au plus haut niveau politique. C’est une cause nationale. Car si nous n’y prenons pas garde, nous déboucherons sur une guerre civile d’autant que depuis des années, dans les ghettos de la République gangrénés par la drogue, les mafias et les fondamentalistes islamiques, des germes de guerre civile cohabitent. 

La France populaire en a marre. Vivre, travailler, étudier en sécurité est devenu la question existentielle. Quoiqu’on pense du débat national lancé par le Président Macron, en aucun cas il ne faut contribuer à l’installation d’un climat délétère qui est nourrit aussi par les propos du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, et de l’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry. 

Tendons la main aux gilets jaunes pacifiques, démocrates, dans le respect du pluralisme, pour oser une confrontation politique de haute tenue et digne de ce nom, afin de redonner ses lettres de noblesse à la politique avec un grand P.

lundi 17 décembre 2018

Depuis le 17 novembre, les gilets jaunes ont provoqué un véritable tsunami politico-social : Le référendum d’initiative citoyenne, une bonne nouvelle pour la République

Pour répondre au malaise démocratique qui règne en France, les gilets jaunes portent un nouveau combat. Ils demandent que le Référendum d’initiative citoyenne (RIC) soit inscrit dans la Constitution. Je m’en réjouis. 

Alors que j’étais député-maire de Vénissieux, j’ai déposé, à plusieurs reprises, une proposition de loi relative au référendum d’initiative populaire*. 

Cette mesure vise à remettre la souveraineté populaire et nationale au cœur de la vie démocratique, aujourd’hui bafouée. On a d’ailleurs pu le constater lors du référendum du 29 mai 2005 pour le traité européen. Il a été rejeté majoritairement par les français. Malgré tout, les dirigeants français sont passés outre, en violation du vote du peuple. 

En proposant le RIC, les gilets jaunes ont adopté une attitude politique responsable qu’il faut féliciter. Elle permet de remettre la question de l’intérêt général et de la chose publique au centre du débat politique. 

C’est la République sociale qui est, une nouvelle fois, à l’ordre du jour. Elle appelle au renouveau de la politique, de l’engagement, de la sociabilité. Elle invite à la solidarité et au collectif, à l’opposé d’un monde virtuel où la stratégie de la diversion consiste à proposer un déluge de divertissements et d’informations insignifiantes, afin de chloroformer les classes populaires. 

Les gilets jaunes ont brisé l’omerta. Ils ont cassé le plexiglass de l’indifférence. Car vouloir vivre de son travail, c’est décider de sa vie de citoyen, être acteur et décideur et c’est loin d’être une sinécure dans la mondialisation technocratique ambiante. 

Les limites de la représentation sont atteintes par une vie politique et institutionnelle technicisée, de plus en plus anonyme et éloignée des citoyens. 

Oui, la vie politique doit reprendre ses droits pour que les français deviennent des copropriétaires de la République française une et indivisible. 

André Gerin

*En tant que député j’avais déposé 2 propositions de loi qui sont consultables sur le site de l’Assemblée nationale : 

- Relative au référendum d’initiative populaire : http://www.assemblee-nationale.fr/11/propositions/pion1726.asp

- Relative à la reconnaissance du vote blanc : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0133.asp

mercredi 5 décembre 2018

Gilets jaunes : violences attention danger !

Le Président Macron est dans l’impasse avec les gilets jaunes. Face à leur légitime colère, il va devoir céder du terrain. 
Mais pour l’emporter, les gilets jaunes doivent condamner sans équivoques les violences qui embrasent notre pays, et les casseurs de tout ordre. 
Du Ras-le-Bol fiscal nous sommes passés à la révolte et assistons depuis peu, à des scènes de chaos. Si nous n’y prenons pas garde, celles-ci peuvent très vite déboucher sur une guerre civile et je pèse mes mots. 
Il n’y a pas de place pour la démagogie, tout comme pour ceux qui surfent sur la haine. Toute la classe politique doit afficher son unanimité vis-à-vis de ces violences. Il s’agit de défendre l’ordre républicain, les pouvoirs régaliens de la République, en refusant que la police nationale ne devienne l’ennemi à abattre, car elle est garante de la cohésion nationale. 
Aujourd’hui, tout le monde doit sortir de cette crise par le haut. Les gilets jaunes ont refusé d’être instrumentalisés par les politiques mais ils peuvent devenir les otages de la violence. Restons unis, rassemblés, dans le respect des lois républicaines.

vendredi 16 novembre 2018

La France en Rébellion

En tant que citoyen et ancien député-maire de Vénissieux, je serai présent au rassemblement qui aura lieu sur la Place Bellecour à Lyon pour soutenir cette France populaire en rébellion. 


Y'en a marre qu'on prenne les français pour des Dupont-Ducon Lajoie !

vendredi 5 octobre 2018

Gérard COLLOMB : la grande désillusion

C’est la grande désillusion pour Gérard Collomb qui vient de démissionner de son poste de Ministre de l’intérieur. Le jackpot Macron s’est transformé en cauchemar. Ses larmes de mai 2017 à peine séchées, voilà qu’il prend conscience du désamour des français à l’égard du gouvernement dont il est ministre d’État.

Cette position devenue suicidaire pour son avenir à la Métropole de Lyon, c’est donc le sauve qui peut. D’autant que Raymond Barre n’est plus là pour l’aider à gagner la ville de Lyon comme en 2001.

Aujourd’hui, le roi est nu ! Celui qui était devenu l’étendard de Macron va tenter de rejouer la partie pour 2020.

La gauche peut et doit se rassembler pour battre ce dirigeant décrédibilisé et la droite en embuscade. Car c’est loin d’être gagné pour la présidence de la Métropole. Il va donc jouer son va-tout mais peut-être faire le mandat de trop. Car, contrairement à ce qu’il prétend, Il n’est pas une plus-value pour Lyon car le contexte politique a changé.

mardi 22 mai 2018

38ème Congrès du PCF : Réédifions le communisme, Soldons une pensée politique marxiste sclérosée

Je crois que le PCF s’est perdu (*). A ce jour, hormis nous annoncer sa transformation, rien de solide, aucune analyse sérieuse n’a été réalisée sur les causes et les raisons profondes de la marginalisation de notre parti politique. C’est la recherche de l’esprit critique et du débat contradictoire qui font défaut. Ce ne sont pourtant pas les sujets qui manquent.

(*) Cette formule a été utilisée par Olivier Dartigolles le 20 juin 2011, de façon malhonnête le jour où j’ai annoncé que je ne voterai pas Jean-Luc Mélenchon aux présidentielles de 2012. Pour tenter de me discréditer, il a sorti un morceau de phrase de son contexte : « l’immigration n’est pas une chance pour la France » alors qu’en réalité je faisais une démonstration en affirmant que : « l’immigration n’est pas une chance pour la France mais une chance pour le patronat ». Il m’a aussi traité de raciste.


Tout ce qui s’est dit et s’est écrit depuis l’élection présidentielle de juin 2017 donne vraiment l’impression que la page du 20ème siècle veut être tournée par la direction du PCF, voire celle de ce début du 21ème siècle. En somme, il faudrait faire l’impasse du débat stratégique.

Une pensée politique marxiste sclérosée

Quelle est aujourd’hui la théorie politique que nous développent les dirigeants ? C’est tout de même ce qui nous intéresse pour mieux comprendre la situation. Seulement, l’équipe actuelle, déconnectée de la réalité, paraît être surtout accrochée à une pensée politique marxiste sclérosée, en décalage total avec les idées de Marx et les défis de civilisation.

mercredi 25 avril 2018

Le Progrès du 25.05.2018 - Yves Blein, c'est le poisson-pilote de Collomb !


Blein, le poisson pilote de Collomb

Yves Blein, chargé de mission 2020 à Vénissieux par Gérard Collomb, se prépare à une prise de guerre après 2 tentatives avortées en 2014 et 2015.

Il faut savoir que Michèle Picard, maire de Vénissieux, est dans le collimateur de la Métropole de Lyon. Après Vaulx-en-Velin, Pierre-Bénite et Grigny, il faut bien sûr tout tenter pour faire table rase de l’opposition véritablement à gauche. Seulement voilà, il y a Michèle Picard ! C’est un maire capable de rassembler à gauche et qui a acquis une notoriété politique et publique au-delà de l’agglomération lyonnaise.

Alors tous les mauvais coups sont permis. Je cite Yves Blein : « chercher de bonnes alliances et rassembler sur les bases de valeurs communes ». Avec un décodeur, il faut comprendre qu’il a bien l’intention d’associer la droite, même si Christophe Girard s’en défend, et pourquoi pas le Front National car, lorsqu’on connaît ses pratiques d’opportuniste, on sait qu’il a des accointances avec les milieux communautaristes, rien que cela !

J’ajoute, pour les parties les moins glorieuses, qu’Yves Blein apporte des soutiens inconditionnels à des personnes qui participent à la diffusion de propos injurieux et sexistes à l’encontre de Michèle Picard, simplement parce que c’est une femme.

Face à ces annonces, c’est avec calme et détermination que nous allons nous mobiliser contre la macronite aigue, qui, on le constate de plus en plus, est une addition d’une droite qui se rajoute à une autre droite en connivence avec des milieux pas très nets.

C’est dans l’union et l’action, que nous communistes, socialistes, parti de gauche, radicaux et verts, attachés aux valeurs de gauche, allons résister à cette dictature technocratique de la métropole.

Vénissieux la démocratique n’a pas dit son dernier mot !

mardi 27 mars 2018

Après l’attaque islamiste à Trèbes Création d’un conseil national de lutte Contre le terrorisme islamiste et le cancer salafiste


Après l’attentat de Trèbes, et au-delà des polémiques qu’il peut susciter, nous nous devons de répondre aux exigences de la population française qui se considère, à juste titre, menacée par le terrorisme islamiste.

Il est tellement aisé de balayer d’un revers de main les surenchères populistes, de rester silencieux et de nier la réalité ! Or,  comme  dit  l’adage :  « Qui ne dit mot consent ! »

Les fichiers S estimés au nombre de 20 000 sont en réalité la partie émergée de l’Iceberg.


Nous devons en finir avec l’omerta et enfin regarder en face l’islamisation radicale des jeunes générations qui est en marche. Faute de quoi, nous pourrions être considérés comme complices passifs de ces agissements.

Aujourd’hui, cette situation est intenable. Des moyens sans précédents sont nécessaires pour investir les quartiers, infiltrer les ghettos ethniques où règne la charia. Nous devons observer toutes les attitudes déviantes, que ce soit à l’école ou sur la voie publique et examiner avec soin les trafics de drogues et les mafias. J’observe que les collégiens sont de plus en plus nombreux à tenir des discours anti France et anti-blancs.

Qu’attend-on pour donner aux communes, des moyens humains et matériels à la hauteur, face à cette gangrène insidieuse qui pourrit la vie des quartiers ?

Il faut faire un état des lieux, une cartographie de cette réalité qui empoisonne la vie de la France. Nous devons prendre notre courage à deux mains et réaliser un diagnostic républicain sous l’autorité du gouvernement et de l’Assemblée nationale.

Par conséquent, nous devons créer un conseil national de lutte contre le terrorisme islamiste et le cancer salafiste

Pour un tel sujet, le clivage gauche-droite n’a pas sa place.

Un grand débat national digne de ce nom doit avoir lieu ainsi qu’une prise de conscience sur l’idéologie totalitaire qu’est l’islamisme.

Pour ce qui me concerne, j’espère que le PCF et la gauche ne manqueront pas ce rendez-vous !

mardi 20 mars 2018

L'appel des 100 intellectuels contre le « Séparatisme islamiste » - Le Figaro du 19 mars 2017

100 intellectuels de tous bords se sont retrouvés pour se mobiliser contre le communautarisme. 
Dans une tribune qui vient de paraître dans le journal "Le Figaro", ils appellent à une prise de conscience face à un islamisme qui cherche à gagner du terrain et à "passer pour une victime de l'intolérance".
Je m'associe à ce texte et vous invite à en prendre connaissance ci-dessous :

L'appel des 100 intellectuels contre le 
« Séparatisme islamiste » 


« Nous sommes des citoyens d'opinions différentes et très souvent opposées qui se sont trouvés d'accord pour exprimer, en dehors de toute actualité, leur inquiétude face à la montée de l'islamisme. Ce ne sont pas nos affinités qui nous réunissent, mais le sentiment qu'un danger menace la liberté en général et pas seulement la liberté de penser. Ce qui nous réunit aujourd'hui est plus fondamental que ce qui ne manquera pas de nous séparer demain.

Le nouveau totalitarisme islamiste cherche à gagner du terrain par tous les moyens et à passer pour une victime de l'intolérance. On a pu observer cette stratégie lorsque le syndicat d'enseignants SUD Éducation 93 proposait il y a quelques semaines un stage de formation comportant des ateliers de réflexion sur le «racisme d'État» interdits aux «Blanc.he.s». Certains animateurs étaient membres ou sympathisants du Collectif contre l'islamophobie en France et du Parti des indigènes de la République. Les exemples de ce genre se sont multipliés dernièrement. Nous avons ainsi appris que la meilleure façon de combattre le racisme serait de séparer les «races». Si cette idée nous heurte, c'est que nous sommes républicains.

Nous entendons aussi dire que, puisque les religions sont bafouées en France par une laïcité «instrumentalisée», il faut donner à celle qui est minoritaire, c'est-à-dire à l'islam, une place spéciale pour qu'elle cesse d'être humiliée. La même idée se poursuit: il paraît qu'en se couvrant d'un voile les femmes se protégeraient des hommes et que se mettre à part leur permettrait de s'affranchir.

Le point commun de ces proclamations est de penser que la seule façon de défendre les «dominés» (ce n'est pas notre vocabulaire mais celui de SUD Éducation 93), serait de les mettre à l'écart des autres et de leur accorder des privilèges.