jeudi 30 juin 2022

Ma conférence de presse de ce jour : Pour le PCF et la gauche : l'urgence d'un Aggiornamento !

Aujourd’hui, Jean-Luc Mélenchon est le meilleur allié de Macron.

La gauche est complètement décomposée pendant que la France insoumise (FI) devient hégémonique. C’est donc une victoire historique du gauchisme.

Le marché de NUPES est un marché de DUPES.

Ces élections législatives 2022 nous ont plongés dans une impasse : depuis 30 ans, le niveau d’abstention est ignoré tout autant que la progression du vote Front national. C’est aussi la défausse sur des sujets essentiels comme la sécurité, l’immigration, l’islamisme, l’économie et l’identité de la France.

Après Pompidou, et à l’image de la défaite de 1940, l’industrie française se meurt, ce que j’appelle le Pétainisme industriel. La Nation est exsangue, notre pays est largement défiguré.

Le peuple de France, à bout, est entré en rébellion


mardi 17 mai 2022

Mon courrier à Fabien Roussel et André Chassaigne dans lequel je leur indique que je quitte le PCF et pourquoi

Cher Fabien, Cher André,

Je vous adresse une longue lettre qui fait suite à mon message du jeudi 5 mai dernier. Je veux m’expliquer et préciser mon état d’esprit.

Le 7 mai 2022, un accord de circonstance a été signé à Aubervilliers entre la France Insoumise et le PCF, dans le cadre de la préparation des prochaines élections législatives.

Je vous confirme ma totale opposition à cet accommodement. Cela fait 22 ans déjà que je suis en dissidence avec le parti communiste (Mars 2000 – Congrès de Martigues).

Aujourd’hui, j’ai décidé de quitter le PCF. Je vais néanmoins continuer mon combat communiste. Je ne faiblirai aucunement et participerai à la reconquête de l’électorat du FN comme je l’ai toujours fait. D’ailleurs, j’ai toujours pensé que c’est notre raison d’être de communistes.

Je ne savais pas que nous fêtions une victoire ! Laquelle et pour qui ?

Si victoire il y a, il est clair qu’elle est destinée au grand timonier Mélenchon (ex membre de l’Organisation Communiste Internationaliste (OCI) d’extrême gauche). En somme, c’est une victoire à la Pyrrhus qui acte la marginalisation du PCF.

Le Leader de la France Insoumise est si peu convaincu d’être élu Premier ministre à la suite des prochaines élections législatives qu’il ne feint même pas avoir adossé cette soi-disant Union de la gauche sur un quelconque programme commun.

Or, une simple rétrospective entre Jean-Luc Mélenchon et le PCF témoigne du suicide annoncé :

· 1997-2002 : Le gouvernement Jospin est à l’apogée des privatisations, tout ceci, avec la contribution des ministres : Marie-George Buffet, Jean-Claude Gayssot et Jean-Luc Mélenchon.

o Robert Hue joue quant à lui, un rôle clef. En effet, chaque jeudi matin, de 1997 à 2002, une rencontre entre Lionel Jospin et François Hollande a lieu. S’il le juge nécessaire, Robert Hue n’hésite pas à demander au groupe communiste de l’Assemblée nationale, de nous inciter à modifier telle ou telle décision. D’ailleurs, notre score aux présidentielles de 2002 est pour moi à l’image d’un « dépôt de bilan ». C’est aussi sans complexes qu’il nous vend son livre « Communisme, la mutation » dans lequel il affiche faussement ses objectifs. Si bien que son engagement politique et totalement décomplexé tant avec François Hollande en 2012 qu’avec Emmanuel Macron en 2017 et 2022. Une caution pour de nombreux voyages présidentiels.

o Avec Marie-George Buffet, nous assistons à la ligne gauchiste des collectifs anti-libéraux et à son rapprochement avec Jean-Luc Mélenchon, dans la suite du référendum de 2005. Son résultat aux présidentielles de 2007 est sans appel (1,93 %). C’est le début de la vente aux enchères. (Pendant cette période, André Chassaigne et moi-même échangeons beaucoup à l’Assemblée nationale).

· L’année 2008 accuse un tournant. J’apprends que Jean-Luc Mélenchon prend beaucoup de contacts politiques et lorsqu’il demande à me rencontrer en juillet de cette même année, je ne réponds pas à son invitation. Il décide de quitter le PS pour ainsi créer le Parti de Gauche. Ce qui fut fait en novembre 2008, et ce, sous la coordination de la secrétaire nationale du PCF. Aussi, dans le discours qu’elle prononce à la fête de l’Humanité, Marie-George Buffet confirme ses intentions. C’est d’autant plus visible en octobre 2008 avec Francis Wurtz qui appuie lourdement cette même idée lorsqu’il présente le rapport du Conseil national à quelques semaines de la création du Parti de gauche. Et c’est le Front de gauche qui va servir de base de lancement à la fusée Mélenchon allumée en 2011 par Pierre Laurent, avec une mise à disposition du Parti communiste, des élus et des structures de base des communistes. C’est une première étape que nous vivons, avec un débat verrouillé pour saboter la candidature d’André Chassaigne.

· 2016 : Pierre Laurent obtient à l’arrachée, le 2ème étage de la fusée Mélenchon (grâce à un vote de 53,6 % de communistes). Donc, plus besoin de faire semblant, la farce du front de gauche disparait pendant que les réseaux sociaux deviennent l’outil de base politique de Mélenchon qui développe sans équivoque un populisme de gauche. Déjà à cette époque, lors des législatives de 2017, tout est organisé pour réduire les chances des communistes avec une France insoumise hégémonique, pour empêcher dans plusieurs circonscriptions, l’élection de députés communistes.

· 2021 : il n’y aura pas de 3ème étage de la fusée puisqu’une candidature communiste est décidée avec Fabien Roussel, et donc l’espoir de sortir de dix ans d’effacement et d’étouffement, avec une renaissance du PCF. Or, à travers cet accord, Jean-Luc Mélenchon échafaude un scénario diabolique, un coup d’Etat médiatique qui va fonctionner et occuper l’espace.

Aujourd’hui le brouillard est total, comment peut-on justifier d’un tel accord en dehors de l’objectif électoraliste ?

Mais si nous observons de plus près la politique et la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, force est de constater que nous participons à un marché de dupes. En ce qui le concerne, je cherche en vain l’héritage républicain et universaliste qu’il a abandonné. En conséquence, je crains fort que nous soyons perdus politiquement avec l’emballement médiatico politique ambiant. Pour Jean-Luc Mélenchon, c’est du cousu-main. Cet engouement laisse un gout amer car nous avons vécu une belle et joyeuse campagne avec Fabien Roussel, il nous a redonné de la fraicheur, de l’envie et de l’espérance.

Depuis toujours, la colonne vertébrale du PCF est définie par une République sociale, laïque, féministe et un sens aigu de l’universalisme, c’est notre ADN. Or, que constate-t-on ? Que sait-on ? La coloration communautaire de Jean-Luc Mélenchon est connue publiquement. Elle pose tout de même une question essentielle pour la gauche et surtout pour le PCF. Jean-Luc Mélenchon assure l’ambiguite ethnico-religieuse avec sa nouvelle démarche politique qu’il contribue à la victimisation des musulmans, une façon de les infantiliser et de les rendre passifs. Elle correspond de plus en plus à une forme identitaire à l’américaine.

Rappelons-nous un fait marquant : en novembre 2019, il participe à la marche contre l’islamophobie programmée par les organisations islamistes. C’est une démarche plus qu’inquiétante face à la France populaire, ouvriers, employés et tous les oubliés de la France périphérique et rurale, qui ont fait le choix de voter massivement pour Marine Le Pen ou de s’abstenir. A vouloir suivre cette stratégie, on voit bien que les questions sociales et l’appartenance de classe deviennent négligeables.

Avec l’actualité, le problème du burkini est revenu sur le devant de la scène. Je rappelle que le maire de Grenoble, Eric Piolle est un proche de Mélenchon. Il fait ainsi en sorte d’accélérer les accommodements avec les islamistes.

Il faut se rappeler 1989, à propos du foulard au collège de Creil. Devant le refus courageux du principal, le ministre Jospin se défausse et la gauche ferme les yeux. Jean-Luc Mélenchon est à son image. Il y a beaucoup de complaisance de sa part aussi.

Regardons ce qui se passe depuis 33 ans dans le paysage de nos villes. Notre France est défigurée. Les habitants ont le sentiment de n’être plus au pays des Lumières. Pire, avec des trafiquants de drogue et les intégristes, dans certains quartiers, il est de plus en plus difficile d’exercer son activité professionnelle tout à fait normalement, que l’on soit médecin, artisan, où travailleur de première ligne.

Un des plus grands marchés de l’agglomération lyonnaise se situe aux Minguettes à Vénissieux. Il a été ghettoïsé. Pour exemple, les boucheries traditionnelles ont disparu.

Lorsque j’ai pris l’initiative parlementaire de m’opposer publiquement au voile intégral, à la burqa, comme un paria, j’ai été mis à l’écart du groupe communiste alors que j’avais un dossier alarmant, très préoccupant. En effet, en 2009, mes services municipaux à l’état civil subissent de graves menaces. On me rapporte qu’un gourou refuse que l’on puisse voir le visage d’une femme pour établir ses papiers d’identité. J’apprends aussi les dangers auxquels sont soumis les médecins hommes. Ces mêmes gourous leur interdisent d’accoucher leur femme. Mais le pire, ce sont les jeunes filles qui le subissent, interdiction de se rendre au planning familial, de s’habiller à la française. Concernant les adolescentes, des certificats de complaisance leur sont délivrés pour les exonérer d’activité sportive. Dans les collèges, des garçons adolescents montent la fronde en contestant les cours de biologie, d’histoire et de sciences naturelles. Les exemples sont pléthores à ce sujet.

Aujourd’hui, treize ans plus tard, la situation se dégrade même si les choses se font un peu différemment et plus discrètement.

Certains quartiers où l’on a habité sont méconnaissables. Il serait impossible d’y vivre à présent. Le mode de vie, les tenues vestimentaires confirment l’incrustation du ghetto ethnique. Cette ambiance culturelle a obligé ceux que l’on appelle « les français de souche » à fuir vers d’autres villes et autres quartiers. Rajoutons à cela, les singulières menaces que subissent les familles de confession juive.

Il se trouve que j’ai largement pu observer un phénomène depuis une vingtaine d’années. Un racisme anti blanc et anti France s’est développé. D’ailleurs, l’imam Bouziane (que j’ai fait expulser en 2004) était à la pointe de ce combat en exerçant un travail de taupe dans les quartiers.

Oui je connais parfaitement cette réalité. Je la vois, je la vis douloureusement. Ce sont devenu des espaces de « mal vivre » qui pourrissent le quotidien des habitants.

Cela fait 54 ans, depuis 1968 exactement que je vis au cœur du plateau des Minguettes de Vénissieux. Je sais donc de quoi je parle.

L’impératif vital : la reconquête des classes populaires

Comment permettre au PCF de retrouver son autonomie et l’esprit des jours heureux dans de telles conditions ? Avec une telle union qui va bloquer, voire faire compromettre nos avancées, mais aussi nous écarter de l’impératif vital d’une reconquête des classes populaires, c’est plus que compromis.

Le PCF a inscrit, dans l’élan du XXème siècle, la question des classes populaires. Elles nous concernent en premier chef. Bien évidemment, la gauche comme la droite républicaine sont concernées. Et c’est une question essentielle qui donne du sens au clivage gauche/droite toujours pertinent. Au fil des années, nous nous sommes désarmés en privilégiant des démarches institutionnelles et techniciennes.

A ce propos, François Ruffin livre une analyse très juste et alarmante dans le journal Libération du 26 avril dernier. Je le cite : « La gauche ne doit pas oublier la France périphérique, la France des gilets jaunes et des ronds-points. Je porterai cette parole le plus possible dans les organisations de gauche ». Et il précise : « Les fâchés ne sont pas des fachos ».

C’est exactement la question existentielle qui est posée à un parti communiste français désarmé, en désamour avec les classes populaires.

Avec l’accord de la France Insoumise, c’est une question que nous mettons sous le tapis en évitant les sujets qui fâchent. Avec les trémolos dispensés à Aubervilliers, nous participons à nourrir une gauchisation de la gauche, dans le microcosme parisien. Nous avons appris dans la formation du Parti, que le gauchisme était une maladie infantile du communisme selon Lénine.

En réalité, redevenir un Parti communiste de masse et un parti de gouvernement est gravement compromis.

Où est donc notre raison d’être ? Car, comme je vous l’ai écrit à tous les deux, dans un texte du 19 avril dernier : « Vote FN : il est urgentissime, pour le PCF, de comprendre et d’analyser la colère et la peur des citoyens ».

Je persiste et signe.

Nous devons définitivement refuser la diabolisation de Marine le Pen et d’Eric Zemmour. Jean-Luc Mélenchon se fourvoie dans cette voie. C’est une stratégie d’échec que nous avons payé cash depuis 40 ans. La crise que nous vivons en France, mais aussi en Europe et aux USA préjuge de durables répercussions, nous devons en trouver le sens profond.

Du marché unique à Maastricht et Schengen, l’Europe des nations se dissout. C’est l’ouverture à l’immigration, et aux délocalisations massives vers la Chine avec les transferts de technologies.

Les ghettos sociaux deviennent des ghettos ethniques et se transforment inévitablement en, ce que l’on nomme désormais « les territoires perdus de la République ». C’est le résultat des politiques menées depuis François Mitterrand qui ont conduit à l’islamisation, au communautarisme et à l’atomisation de la France.

J’ose dire que c’est une crise de civilisation qui concerne l’identité de la France. Elle met des mots sur les colères, le refus de l’immigration illégale, le désarroi face à l’appauvrissement, la désindustrialisation et l’insécurité permanente. Beaucoup de français ont le sentiment que la France se délite de manière chaotique. Ils ont une inquiétude grandissante face à l’islam radical.

Pour ma part, redonner ses lettres de noblesse à l’idée de Nation et de patriotisme est primordial car un pays sans frontières n’est pas un pays. Je le dis et je l’assume.

Nous devons refuser cette l’idéologie dominante du politiquement correct où le langage est édulcoré mettant en péril le devoir de vérité et la libre expression. Ne nous laissons pas enfermer par les élites bien-pensantes qui veulent bâillonner les paroles critiques. Si le multiculturalisme est un sujet d’inquiétude soulevé par les populistes, nous ne devons pas pour autant nier ce problème.

Bertoldt Brecht disait à son époque : « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple ». C’est une phrase qui revêt ici tout son sens ; elle est à l’image du « Non » au référendum de 2005, lors duquel le peuple a rejeté le traité européen, traité à peine transformé deux ans plus tard en traité de Lisbonne et adopté en catimini, au mépris de la démocratie.

Le PCF aurait dû redevenir le pivot de cette question qui nous mène à une impasse depuis trop longtemps : une immigration incontrôlée et une « archipélisation » culturelle et politique de la France.

Je crois dur comme fer à la civilisation française, à notre art de vivre à notre fierté d’appartenir à la nation française sans tomber dans les affres d’un nationalisme extrémiste. Que cela nous plaise ou non, nous n’échapperons pas au diagnostic des transformations démographiques et culturelles de notre pays et de l’Europe. Des millions de français ordinaires les vivent en silence, ayant le sentiment que la classe politique, les élites et la gauche française ont vécu dans le déni de ces défis centraux.

Défendons l’existence de frontières et refusons le piège du multiculturalisme sans frémir (sauf qu’on n’hésitera pas à vous clouer au pilori affirmant que vous êtes perdus pour la société et que peut-être, vous êtes lepénisés).

Le plus grand défi à relever, c’est l’intégration des communautés musulmanes en extrême difficulté à cause des pressions de l’islamisme radical et de l’islam politique. Cette situation dangereuse fait partie des éléments qui nourrissent des germes de guerre civile.

Nous sommes dans une paralysie de la pensée, pour ne pas dire à côté de « nos pompes » lorsque l’élite française souhaite mettre un cordon sanitaire autour d’Éric Zemmour ou de Marine le Pen, ou lorsque dans le journal l’Humanité, on parle de vague brune.

Je refuse le mépris de l’élite française mais je suis du côté des colères de la France d’en bas. Le fossé se creuse à la faveur de la mondialisation capitaliste et de la poussée migratoire. En France comme en Europe, le retour de la question de la Nation et de l’identité des pays est une donnée incontournable.

C’est sans état d’âme que j’ai appris à parler vrai, à parler haut et fort. Je n’accepte pas cet aveuglement, ce déni, cette omerta qui nous sont servis. Que dire de cet angélisme duquel nous devons sortir !

La deuxième religion de France, l’islam spirituel, doit trouver sa place en toute dignité dans le respect des valeurs de la république laïque. Mais pour ce faire, il faut une volonté politique affirmée pour agir, unir, rassembler toutes les forces du pays, en partenariat bien sûr avec les français de confession musulmane. Ensemble, nous devons faire la guerre à l’islamisme et appréhender sérieusement la radicalisation d’une partie des musulmans, en particulier cette jeunesse française imprégnée de l’islam radical (le djihad). Toutes les études le montrent, le salafisme se fait de plus en plus prégnant dans la société française, le communautarisme se propage et la charia s’impose dans certains territoires (comment se fait-il que des enfants français deviennent des ennemis de la France ?). La guerre civile en Algérie aurait dû nous éclairer sur le rôle des islamistes, le Front islamique du salut (FIS). Combien de musulmans laïcs ont été assassinés ? Rappelons-nous aussi les plus de 200 journalistes et écrivains et les 200 000 morts recensés.

Comme vous le savez, j’ai fait expulser de Vénissieux, deux imams : Bouziane en 2004 et Ben Chellali en 2006. Je rappelle que l’imam Bouziane était un responsable national des salafistes et que Ben Chellali a participé à des activités terroristes. Il est le père de Mourad passé par les camps d’Al Qaïda en Afghanistan. Ce dernier s’est retrouvé à Guantanamo avec Nizar Sassi.

Je rappelle aussi les trois semaines d’émeutes en France en octobre/novembre 2005. 800 communes sont concernées. Pour expliquer cet événement dramatique, on nous sert dans les médias et par les responsables politiques de gauche, toute une série de foutaises et mensonges comme par exemple la révolte des jeunes. C’est là que je prends conscience de l’enracinement de l’islamisme dans la société française.

Pour enrayer ce fléau, nous devons aller vers une concorde nationale en employant un dialogue de vérité, mener un combat pluraliste en tendant la main aux français de confession musulmane. Ceci, pour réconcilier les habitants avec le « vivre ensemble » à l’opposé de toute tentative électoraliste et communautariste qui divisent et renforcent les haines et détournent des questions essentielles, sociales, économiques, politiques, culturelles.

Au XXème siècle, dans notre combat contre le fascisme, nous avons payé cash nos errements face au génocide stalinien et au génocide maoïste. Ne commettons pas les mêmes erreurs et sortons de cet aveuglement à propos de l’islamisme.

L’heure est au courage civique et à la résistance républicaine. Mettons-nous à la hauteur de ce danger. Nous devons plus que jamais, redynamiser les valeurs et les idéaux qui ont contribué à construire la France, l’Europe, et notre civilisation.

Il n’est jamais trop tard pour bien faire !

Cher Fabien, Cher André, comme je vous l’ai déjà dit, j’ai la conviction profonde, sans un aggiornamento, que le PCF n’a pas d’avenir.

Nous aurons peut-être l’occasion de nous croiser, de discuter dans les jours ou les semaines à venir.

Avec mes amitiés



André GERIN





NB : cette lettre sera rendue publique.

A lire absolument : un livre de Djemila Benhabib, Kennes Editions « Islamophobies, mon œil ! ». Elle quitte l’Algérie en 1994. Durant la guerre civile, elle est menacée de mort, poursuivie au Québec par les islamistes et aujourd’hui en Belgique.

samedi 17 octobre 2020

L’urgence d’un front républicain Pour combattre l’islamisme

Chèr(e)s Camarades et ami(e)s,

L'actualité est terrifiante, un professeur d’histoire a été décapité par la terreur islamiste quelques jours après les annonces du président Macron aux Mureaux dans les Yvelines, lors duquel il prononce des mots tels que « islam radical » et annonce des mesures pour lutter contre le séparatisme islamiste. Un projet de loi de circonstance sera présenté le 9 décembre en Conseil des ministres, après la tuerie terroriste de janvier 2015 dans les locaux de Charlie Hebdo et le nouvel acte terroriste à Paris, devant les anciens locaux, en plein procès de l’attentat de 2015 contre l’hebdomadaire satirique.

La frontière de l'abominable vient d'être franchie. Mon intime conviction politique est que le PCF doit s'exprimer haut et fort contre le danger de l'islam politique qui se traduit une nouvelle fois en déclaration de guerre. Il doit le faire sans hésiter et ainsi répondre de façon durable aux classes populaires aujourd'hui désorientées, désabusées, perdues par la cacophonie politicienne qui s'éternise depuis trop d'années. Macron s’est vu obligé d'agir devant la gravité de la situation avec l'emprise de l'islamisme sur une partie de la jeunesse issue de l'immigration. Mais il tente d'enfermer, de verrouiller le débat à un tête-à-tête avec Marine Le Pen. Cet espace est occupé principalement par le R, un peu par la droite. Mais pour la gauche, c'est soit la défausse soit le déni.

ON A PLUS LE DROIT DE DIRE AUJOURD'HUI « JE NE SAVAIS PAS » ! 

jeudi 14 mars 2019

L'indignation à géométrie variable des défenseurs du hijab en France - Causeur


https://www.causeur.fr/sotoudeh-voile-belattar-hijab-femmes-159786



On n’entend pas M. Belattar parler de la « dignité » des femmes qui ne veulent pas porter le voile

L'indignation à géométrie variable des défenseurs du hijab en France

Par Anne-Sophie Chazaud -  13 mars 2019

Ceux qui, en France, se félicitaient du choix de Décathlon de commercialiser un « hijab de running » n’ont pas bronché en apprenant la très lourde condamnation de l’avocate iranienne Nasrin Sotoudeh, défenseur des femmes qui ont refusé de porter le voile.

Tandis qu’en France les zélateurs islamo-gauchistes du voile islamique s’en donnent à cœur joie sitôt que l’occasion leur en est donnée, le tribunal révolutionnaire de Téhéran a célébré à sa manière la Journée internationale des Droits des Femmes en condamnant l’avocate de renommée mondiale Nasrin Sotoudeh à 38 ans de prison et 148 coups de fouet.

A fond la liberté des femmes ?

mercredi 27 février 2019

Commercialisation du hidjab de running, Décathlon ne lâche rien ! Veut-il être charia-compatible ?

Décathlon, distributeur d’articles de sports et de loisirs est la première marque française qui veut se lancer dans la « mode » islamique, après, Nike, Gap, H&M ou Uniqlo. La marque française a annoncé, hier, sa décision de commercialiser le hidjab de running destiné aux sportives de confession musulmane, déjà vendu au Maroc. Quelques heures plus tard, c’est sous la pression que l’enseigne décide finalement d’y renoncer. 

Mais si l’on examine de plus près la situation, on peut vite se rendre compte qu’en fait d’abandon, il s’agit d’un report de décision. 

Avec indécence et la main sur le cœur, les responsables de Décathlon ont déclaré et je les cite : « rendre le sport accessible pour toutes les femmes du monde ». Or, nous savons tous aujourd’hui que hidjab comme burkini ou burqa sont des monuments d’hypocrisie et de fausseté. Ils sont les marqueurs politiques de l’islam fondamentaliste, une atteinte à la dignité humaine au féminin. 

Pour les islamistes, cette affaire est une belle aubaine. Elle tombe à point nommé pour ceux qui contribuent à la séparation de la population musulmane dans certains quartiers, notamment dans leurs entreprises d’endoctrinement et de cloisonnement des jeunes garçons et filles. 

Cette situation est très préoccupante et dangereuse. Elle représente un enjeu géopolitique pour le capitalisme mondialisé. C’est déjà le cas dans certains secteurs. L’islamisme est devenu un marché lucratif pour l’agroalimentaire, avec la viande hallal, les plats-cuisinés mais aussi dans le secteur de la cosmétique, le secteur médical comme les vaccins et le tourisme. Ne perdons pas de vue l’importance des enjeux dans la restauration scolaire mais aussi, la place de plus en plus importante de l’industrie de la mode ou du jouet qui promeut aujourd’hui la poupée Barbie voilée. 

Se posent alors deux questions fondamentales : 

- Va-t-on continuer à piétiner la république et la laïcité ? 

- Va-t-on continuer à défigurer notre culture ? 

Nous sommes confrontés à un enjeu de civilisation de taille pour contrer la progression de l’islamisme. 

Il n’y a pas de place pour la résignation. Il en va de l’honneur de la France qui doit en finir avec les accommodements des communautarismes et de l’obscurantisme islamiste. 

Aujourd’hui, il nous faut choisir entre la complaisance et la République une et indivisible. 

C’est à ces questions que le Président de la République, Emmanuel Macron doit répondre, et ce, sans aucune ambiguïté. 

Il faut défendre haut et fort la Nation, l’intérêt général, les libertés publiques et notre laïcité à la Française.

lundi 18 février 2019

Un cri d’alarme ! Antisémitisme : la société française gangrénée


Vitrine d’un restaurant taguée, portraits de Simone Veil recouverts de croix gammées, insultes visant le philosophe Alain Finkielkraut… nous assistons à une longue et profonde dérive qui vient de loin

Les agressions antisémites sont en recrudescence. Elles se banalisent*. Avec l’instrumentalisation du mouvement des gilets jaunes par l’extrême droite et les islamo-gauchistes, elles prennent une dimension aigue. 

C’est l’identité de la France qui est attaquée. Cet antisémitisme se nourrit aujourd’hui de l’islamisme, celui-là même qui tente d’imposer la charia dans certains quartiers, qui embrigade des jeunes français dans le djihad contre la France. Cet islamisme est souvent en lien avec le Hamas, le Hezbollah et l’Etat islamique. 

Parallèlement à l’antisémitisme, s’est développé au cours de ces 20 dernières années, un racisme anti-blancs et anti France largement ignoré par les médias. 

Le repli communautaire, maladie mortelle de la République, est pourtant bel et bien une réalité. Il gangrène tout et s’installe durablement formant une connivence entre les trafics de drogue, les mafias et les fondamentalistes musulmans. Tous les ferments d’une guerre civile sont peut-être devant nous. 

Nous devons transcender les clivages politiques et partisans, construire une réponse de grande ampleur pour relever ce défi de civilisation. L’heure est donc au courage civique, à la résistance républicaine. Plus que jamais la grandeur de notre culture est à défendre. Cette barbarie est à combattre sans faiblesse. 

*Dans certains quartiers populaires, les juifs à qui l’on mène une vie d’enfer, sont obligés de partir. C’est également vrai pour de nombreuses familles qui tentent de résister à la ghettoïsation sociale et ethnique de leurs quartiers.

jeudi 10 janvier 2019

Gilets jaunes A gauche : ne jetons pas l’huile sur le feu !

Les annonces sécuritaires du 1er Ministre, Edouard Philippe, pour tenter d’endiguer l’escalade de violence, en marge du mouvement des gilets jaunes, sont tardives mais néanmoins inévitables. 

Depuis novembre, le règne de la violence s’est installé en France. On a même pu assister à des scènes de chaos. Ça ne peut plus durer. Si toutes les violences, d’où qu’elles viennent, sont condamnables, il faut parler clair vis-à-vis des violences inexcusables qui remettent en cause l’autorité. 

L’ultra-droite et l’ultragauche ont infiltré le mouvement des gilets jaunes, et le poussent vers une dangereuse radicalisation. Certains gilets jaunes s’y sont associés. Ensemble, ils exercent une violence inouïe à l’encontre des policiers et des gendarmes et professent des menaces à l’égard des élus de la République et des préfets. 

Vis-à-vis de ces violences, nous devons politiquement être intraitables et condamner sans ambigüité les attaques contre les institutions et tout ce qui touche aux valeurs républicaines. 

Je condamne sans appel l’attitude irresponsable d’une partie de la gauche. Elle est coupable de complaisance et d’utiliser insidieusement la culture de l’excuse. Car il lui faut trouver de bonnes raisons pour justifier l’injustifiable comme pour les émeutes urbaines, les voitures brûlées et les nombreux guets-apens qui deviennent rituels. Certains propos vont même au-delà de l’entendement, tels ceux de Jean-Luc Mélenchon qui joue aux apprentis sorciers alors que pourrait bien se produire l’irréparable. L’incitation à la violence contre les institutions, lancer l’idée que nous serions dans un État policier est proprement irresponsable. Entretenir un discours de violence politique ressemble à un parfum de Stalinisme cultivé par ceux qui sont restés dans la philosophie de la table rase et du mensonge. Ce populisme de gauche sert, au bout du compte, de jackpot à Marine le Pen. 

Il faut des réponses politiques pour faire face à cette gravissime situation. Peut-être même imaginer un plan Orsec, sans quoi la tragédie qui se profile à l’horizon est inévitable. Il est grand temps de rompre avec la démagogie politicienne comme s’il existait une réponse qui soit de gauche ou de droite. Arrêtons le ridicule ! 

La lutte contre les violences, la délinquance, les casseurs, les pilleurs et les trafiquants en tout genre doit être engagée au plus haut niveau politique. C’est une cause nationale. Car si nous n’y prenons pas garde, nous déboucherons sur une guerre civile d’autant que depuis des années, dans les ghettos de la République gangrénés par la drogue, les mafias et les fondamentalistes islamiques, des germes de guerre civile cohabitent. 

La France populaire en a marre. Vivre, travailler, étudier en sécurité est devenu la question existentielle. Quoiqu’on pense du débat national lancé par le Président Macron, en aucun cas il ne faut contribuer à l’installation d’un climat délétère qui est nourrit aussi par les propos du ministre de l’intérieur, Christophe Castaner, du porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, et de l’ancien ministre de l’Education nationale Luc Ferry. 

Tendons la main aux gilets jaunes pacifiques, démocrates, dans le respect du pluralisme, pour oser une confrontation politique de haute tenue et digne de ce nom, afin de redonner ses lettres de noblesse à la politique avec un grand P.

lundi 17 décembre 2018

Depuis le 17 novembre, les gilets jaunes ont provoqué un véritable tsunami politico-social : Le référendum d’initiative citoyenne, une bonne nouvelle pour la République

Pour répondre au malaise démocratique qui règne en France, les gilets jaunes portent un nouveau combat. Ils demandent que le Référendum d’initiative citoyenne (RIC) soit inscrit dans la Constitution. Je m’en réjouis. 

Alors que j’étais député-maire de Vénissieux, j’ai déposé, à plusieurs reprises, une proposition de loi relative au référendum d’initiative populaire*. 

Cette mesure vise à remettre la souveraineté populaire et nationale au cœur de la vie démocratique, aujourd’hui bafouée. On a d’ailleurs pu le constater lors du référendum du 29 mai 2005 pour le traité européen. Il a été rejeté majoritairement par les français. Malgré tout, les dirigeants français sont passés outre, en violation du vote du peuple. 

En proposant le RIC, les gilets jaunes ont adopté une attitude politique responsable qu’il faut féliciter. Elle permet de remettre la question de l’intérêt général et de la chose publique au centre du débat politique. 

C’est la République sociale qui est, une nouvelle fois, à l’ordre du jour. Elle appelle au renouveau de la politique, de l’engagement, de la sociabilité. Elle invite à la solidarité et au collectif, à l’opposé d’un monde virtuel où la stratégie de la diversion consiste à proposer un déluge de divertissements et d’informations insignifiantes, afin de chloroformer les classes populaires. 

Les gilets jaunes ont brisé l’omerta. Ils ont cassé le plexiglass de l’indifférence. Car vouloir vivre de son travail, c’est décider de sa vie de citoyen, être acteur et décideur et c’est loin d’être une sinécure dans la mondialisation technocratique ambiante. 

Les limites de la représentation sont atteintes par une vie politique et institutionnelle technicisée, de plus en plus anonyme et éloignée des citoyens. 

Oui, la vie politique doit reprendre ses droits pour que les français deviennent des copropriétaires de la République française une et indivisible. 

André Gerin

*En tant que député j’avais déposé 2 propositions de loi qui sont consultables sur le site de l’Assemblée nationale : 

- Relative au référendum d’initiative populaire : http://www.assemblee-nationale.fr/11/propositions/pion1726.asp

- Relative à la reconnaissance du vote blanc : http://www.assemblee-nationale.fr/12/propositions/pion0133.asp